Image Jeu d'acteur au cinéma et au théâtre, des différences ?
14.03 2020

Jeu d'acteur au cinéma et au théâtre, des différences ?

Le cinéma et le théâtre partagent le même objectif : le divertissement et la diffusion d'idées. Pourtant, les deux viennent d'époques différentes. En effet, si le premier n'a fait son apparition qu'il y a seulement environ un siècle, le deuxième, lui, a une origine bien lointaine : l'antique Grecque avec les grands dramaturges légendaires comme Sophocle, Euripide, Eschyle et Aristophane.

Par ailleurs, bien que certaines personnes pensent le contraire, les deux divergent sur de nombreux points parmi lesquels se trouve le jeu d'acteur. Explication.

Les différences concernant l'interprétation

S'il ne faut citer qu'un seul domaine lié au jeu d'acteur qui différencie le théâtre et le cinéma, il est difficile de ne pas penser à l'interprétation. En effet, dans le 6e art, on peut dire que la façon de jouer est plus ambitieuse, plus compliquée. Le réalisme est ainsi plus négligé qu'au cinéma. Mais quelles en sont les raisons ? L'arrogance n'y a pas un rôle à jouer.

Cela est dû au fait que pour être sûr d'être entendu et vue par l'assistance, une projection de voix et une accentuation des gestes sont incontournables pour le comédien au théâtre. Ce qui n'est pas le cas pour l'acteur au cinéma qui, grâce à la proximité de la caméra (et des micros) n'aura pas besoin à faire des gestes compliqués, lourds et irréalistes.

Les deux arts divergent également au niveau du monologue. Si pour le théâtre, on ne peut pas se passer des monologues comptant plusieurs minutes, dans le 7art, ceux-ci restent marginaux, même s'ils existent des exemples cultes comme celui de Jules dans Pulpe Fiction.

Les différences liées à la mise en scène

Même si beaucoup d'entre nous pensent le contraire, le jeu d'acteur est influé aussi beaucoup par la mise en scène. Dans le monde du théâtre, il y a une ouverture en continu de la scène à l'assistance. Tout ce qui se passe sur la planche ne peut ainsi s'échapper à l'attention de cette dernière, hormis les entrées et les sorties des comédiens. Cet art requiert ainsi une présence entière du comédien dans l'espace et dans le temps.

Ce qui n'est pas le cas dans le 7e art, à cause de la possibilité pour l'exploiter pour le réalisateur d'un nombre quasi infini de plans : larges, serrés, fixes, très gros plan, plans rapprochés, etc. S'y ajoute l'existence d'un nombre quasi infini de prises. L'acteur adaptera ainsi son jeu au champ de l'appareil. Si ce dernier ne vise donc que le visage, la cible pourra ne pas faire des gestes avec le reste de son corps.

Les différences relatives aux répliques

Nombreuses sont les pièces de théâtre qui contiennent majoritairement des répliques sous forme de vers. Au cinéma, par contre, la normalité est de mise dans ce domaine. Les différences sur ce point peuvent cependant ne pas être trop perceptibles lorsque le comédien jouant sur scène a fait de longues préparations pour bien entrer dans son personnage.

Reconnaissons tout de même qu'ils ne peuvent pas être anéantis sachant que dans le Cinéma, l'acteur devra toujours faire en sorte que les " raccords " indispensables pour le montage soient facilement remarqués. Il devra ainsi rester le même sur toutes les prises.